L'inconnu    



Encore une histoire d’amour fou autour de la piste aux étoiles
Entre la belle enfant Nanon, Alonso le manchot, Malabar le costaud

Malabar voudrait bien Nanon, elle qui a peur des mains des hommes
Phobique au point de se tourner, sans toutefois vraiment l’aimer
Vers Alonso qui est manchot, vers Alonso qui n’est pas beau
Malabar ne sait plus quoi faire, se console avec ses haltères
Joue du biceps et des abdos dans son bel habit de héros

Mais Alonso n’est pas manchot, il cache ses bras derrière son dos
Serrés dans un large corset, un nain l’aide à s’habiller
C’est un voleur, un assassin, qui commet nombre de larcins
Quand le cirque s’arrête en ville, il rôde jusqu’au petit matin
La police mène son enquête mais jamais le manchot n’inquiète
On vole avec ses mains, pense le policier moyen

Alors il se prend à rêver de Nanon et de l’épouser
Mais quand viendra la nuit de noces et que tomberont les chemises
Il ne pourra plus les cacher, ces mains que Nanon diabolise
Deviendra comme Malabar, sans les muscles et sans le costar

Alors comme il est fou d’amour, il prend la grave décision
D’une ablation
Il se fait couper les deux bras par un chirurgien soudoyé
Et revient quelques mois après trouver sa belle fiancée

Sa fiancée qui est guérie, qui convole avec Malabar
Et qui le laisse passer les mains sur son ventre 
Elle a vaincu cette phobie qui lui gâchait toute la vie
Malabar , lui, a le sourire ; Alonso est en plein délire
Ce qu’il va faire au dénouement, je ne le raconterai pas
Voyez le film, c’est mieux comme ça...
Voyez le film, c’est mieux comme ça...